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night writing

Publié par fpetitjean le 14 février 2013
Publié dans: Non classé. Poster un commentaire

Clavier pour la nuit… Au menu « Dolce le chapitre 4″… « Chaos premiers synopsis »… et si le jour se fait attendre… sur un bon vieux « Floyd » en fond sonore, quelques petites retouches sur « trois fois rien ».
Je regarde (D’un oeil) mon thé refroidir… Bob (the black cat) vient se coucher devant le clavier… night2Les mots sont simples ce soir et les phrases s’invitent comme une danse tranquille…

Day after

Publié par fpetitjean le 8 février 2013
Publié dans: Non classé. 5 Commentaires

Je reviens d’une parenthèse enchantée. Un petit clin d’oeil à Kamel, Laure, Maxime, Guena, Marie-A et tous les autres que je ne cite pas, ceux et celles qui osent lire, parler, questionner ou rougir (Laurine)… Ces élèves, ces futurs nous… Rencontrer de jeunes lecteurs est un privilège qu’ils nous font… Pas que nous leur offrons. Bravo à ceux qui les entourent, les guident, les corrigent et les encouragent.

un cadeau.

un cadeau.

Melidiane a failli mourir.

Publié par fpetitjean le 6 février 2013
Publié dans: Roman. 1 commentaire

Le doigt posé sur la touche « enter » comme sur la détente d’un revolver, je m’apprête à effectuer l’ultime click. Celui qui sauvegarde à jamais, celui qui protège contre l’oubli, la coupure d’électricité ou le bug informatique. Les quelques lignes qui s’apprêtent à rejoindre joyeusement le disque dur concernent Melidiane. De tous mes personnages, c’est de loin la plus complexe, la plus profonde, celle qui hante mon sommeil. Je me demande encore qui de elle ou moi a vraiment décidé de son sort… Le hasard n’existe que dans l’esprit des naïfs. Il n’y a qu’elle pour se mettre dans une situation si critique. A l’origine, dans le tout premier manuscrit des Dolce, le livre commençait par sa naissance, à la faveur d’une hésitation je me suis demandé si sa mort n’était pas donc la fin la plus naturelle de l’histoire… Rodolpherus est alors venu taper à mon épaule. « Je tiens à te rappeler qu’il s’agit de mon épouse ». Je crois qu’à ce moment là, j’ai entendu rire Melidiane. Ce rire cristallin qui peut faire peur quand il se prolonge. Ni l’heure, ni la fatigue ne pouvaient avoir provoqué ce son en plein milieu de la nuit. Je me suis retourné dans mon bureau comme si j’allais la voir surgir. J’ai fixé le noir du couloir, guettant la moindre perception de mouvement. Je l’ai senti, là… Si près. Elle flotte autour de moi comme autour de vous. Alors… J’ai ôté le doigt de la touche… Lentement. Inutile donc de sauvegarder la fin prématurée de mon personnage.

Melidiane est encore là…

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Ecriture de nuit.

Publié par fpetitjean le 28 janvier 2013
Publié dans: Humeur du jour. Poster un commentaire

Saint – Exupéry volait, moi j’écris.

Cette nuit je travaille sur « Shanghai Memory », quelques modifications du personnage de « Mian » et de « Dominique ». Le scénario devient bien, je commence à me l’approprier pour de bon. Il y a des écritures dont on reste toujours en bordure, et d’autres dans lesquelles on rentre, et c’est ce qui est en train de se produire actuellement pour ce scénario. Les choses deviennent plus simples alors.

Je recule toujours la véritable entrée dans le roman des Dolce(tome 3). Celle dans laquelle on met les pieds et dont on ne ressort qu’au mot « FIN ». Mort ou vivant. Cette immersion me semble encore au dessus de mes capacités respiratoires pour le moment. Ca viendra. Il avance, c’est déjà ça. je sais que c’est le dernier des Dolce mais je le laisse dominer en attendant de m’imposer à lui. Je n’attends que le pied du mur comme d’habitude. Impossible de savoir pourquoi. Quelques pas au Mont Saint Michel cette semaine m’ont donné envie d’y inventer une scène… On verra si ça tient sur le temps. Les bonnes idées restent toujours.

Demain je m’occupe de « Personne » le film pour Rémy Bezançon ». C’est un petit bijou  que je ne sors de l’écrin que quand c’est nécessaire. Cette histoire ne souffre pas l’à peu près.Ca sera un grand film. Comme une évidence.

Melkaridion est passé par là...

Melkaridion est passé par là…

Inspecteur Ruffalo.

Publié par fpetitjean le 21 janvier 2013
Publié dans: Non classé. Poster un commentaire

NEW YORK 6 Octobre 2012. Midi.

 

Ioda, Dark Vador et Barak Obama se tenaient debout, les bras en l’air devant l’arme de l’inspecteur Ruffalo. Les flagrants délits de hold-up devenaient si rares dans Manhattan que le policier, l’espace d’une seconde, se laissa déconcentrer par le malfrat qui arborait  le masque du président Américain. Il jurait fortement avec les deux héros de la guerre des étoiles, tenus eux aussi en respect par le calibre 38 du policier. Il parcourait quotidiennement le même chemin pour se rendre à son bureau, se forçant à marcher plus d’une heure chaque jour pour compenser les huit heures de chaise qui l’attendaient.

L’imprévu s’invitait, bousculant son ordinaire. Tomber sur un petit hold-up à l’improviste alors qu’il se rendait à son travail aurait paniqué le plus courageux des citoyens, chez les Ruffalo, flic New-yorkais de père en fils, ça mettait en appétit.

Le petit magasin de téléphonie mobile qui se trouvait à l’angle de la huitième avenue et de la trente-troisième rue, semblait figé comme une peinture de Vilhem Hammershoi. Cette curieuse référence vint inopportunément à l’esprit du policier. Deux jours plus tôt, il visitait une exposition temporaire du peintre danois au musée Guggenheim de la cinquième avenue, dont la sécurité lui avait été confiée.   Ce léger moment d’absence lui valut de perdre le contrôle de la situation. Les trois gangsters s’éparpillèrent en un dixième de seconde, explosant chacun dans une direction différente. Le plus grand qui paradoxalement portait le masque de Ioda, le bouscula sur son flanc droit, lui faisant perdre l’équilibre.

Le temps de chuter pour l’inspecteur, suffit aux trois voyous pour disparaître dans la huitième avenue.  Le flux constant de new-yorkais, qui ondulait à cette heure de pointe, garantissait un anonymat parfait pour peu d’adopter le rythme de marche des milliers d’employés se rendant dans leurs buildings.

 

Ruffalo se releva le plus promptement possible, mais son pied glissa sur un panneau publicitaire rouge vif, tombé sur le plancher  après la bousculade, ruinant définitivement tout espoir de poursuite.

– « Y a bien que dans les séries qu’ils arrivent à les attraper ! » vociféra une vieille cliente toute courbée du magasin, au gérant chinois de la boutique, qui calculait déjà comment il déclarerait le sinistre à son assureur.

 

L’inspecteur étalé face au sol, se trouvait nez à nez avec l’offre publicitaire qui vantait les multiples avantages d’un abonnement à moins de dix dollars. L’agitation soudaine qui animait de nouveau la boutique de téléphones d’occasions, heurtait le dépit du policier qui espérait en se relevant péniblement, qu’aucune caméra n’immortalisait l’instant.

Le son caractéristique des trois téléphones portables qui le filmaient, tenus à bout de bras par les trois personnes présentes dans le magasin acheva de le déprimer.

 

Il savait qu’avant d’avaler sa salive, il se trouverait déjà en ligne sur tous les réseaux sociaux qui se bousculaient sur la toile. « Facebook », « Twitter » ou « Myface » garantissaient quotidiennement la survie du ridicule dont il goûtait à l’instant l’amertume persistante.

Le gérant chinois hurlait dans sa langue natale des insultes qui auraient fait pâlir le plus courageux des samouraïs du Sichuan. La vieille cliente gibbeuse, vêtue d’une robe grise dégingandée, râlait après le menu de son téléphone qu’elle n’arrivait pas à maîtriser. Quant au dernier client, un pakistanais coiffé de son Pakol teinté de rouge, il cherchait le nez collé dans son dictionnaire de poche, comment traduire le mot « discount ».

Ruffalo, résigné et silencieux, épousseta d’un geste de dépit son imperméable gris et froissé. Il sortit sans dire un mot de cette boutique maudite, qui méritait sans contestation de figurer au panthéon du « Flying Circus ».

 

Vingt minutes plus tard, il poussait la vieille porte grinçante du poste central des archives de la police, unité à laquelle il avait été affecté quatre mois plus tôt. Son bureau se trouvait tout au fond de cette immense salle grise et poussiéreuse où se croisaient sans discontinuer voyous, flics, paumés et clochards.  Le concert improbable des plaintes, des injures, des cris et des téléphones portables qui ne cessaient de sonner, l’avait poussé à porter constamment des bouchons de silicone souple dans les oreilles. Ses collègues le traitaient constamment de sourd ou de « branleur » suivant l’humeur, mais le relatif silence obtenu ainsi donnait à cette scène désastreuse et quotidienne l’allure d’une série télévisée sans la bande son.

A peine assis sur sa chaise noire à roulettes, Brenda, la responsable des archives, déposa devant lui un vieux carton rempli de dossiers. Cette quinquagénaire épuisée par trente ans d’aller et retour entre les bureaux des inspecteurs, s’habillait systématiquement de la même manière. Des baskets Nike montantes, un pantalon de jogging noir large comme une voile de trois-mâts et le tee-shirt délavé des Yankees.

– « Les disparitions, à classer pour avant-hier ! » Sa voix nasillarde oscillait désagréablement entre le disque rayé et la coupure de secteur. Le chewing-gum qu’elle ne cessait de torturer entre ses dents tartrées, ponctua sa phrase d’une bulle à la couleur improbable. Ruffalo répondit par un rictus qui, dans l’intention, devait appartenir à la famille des sourires de circonstance.IMG_0276

Une semaine d’écriture

Publié par fpetitjean le 20 janvier 2013
Publié dans: Humeur du jour. Tagué : Alexandra Lamy, François Xavier de maison, julie gayet, Le Mont Saint Michel. 2 Commentaires

Facile de résumer la semaine d’un médecin… Je reçois mes patients, salle d’attente, vieux Paris Match, déco « Pierre et Vacances »…  J’ausculte,  je guéris, je vais au golf.

Pour un scénariste… Plus compliqué… Le lundi je choisis la facture que je vais payer, le mardi j’essaye de séduire ma banquière, le mercredi je trouve une excuse pour le retard de livraison d’un scénario, le jeudi j’essaye de trouver un bon plan pour me faire inviter au théâtre, le vendredi je vais chercher les mômes à l’école donc c’est mort, et le samedi je ne peux pas écrire, j’ai les courses et le foot… Me reste le Dimanche et l’angoisse du cartable… (voir l’écriture du Dimanche)

Compliqué… Tant Pis on verra la semaine prochaine…

Sinon…

Lundi je termine le plan du documentaire sur le Mont St Michel pour Gédéon programmes et Canal+,  ainsi qu’ une conference – call avec la Chine sur le scénario « Shanghai Memory » que je viens juste de terminer.

Mardi je finalise le séquencier du film de Rémy Bezançon « Personne » et j’enchaine sur la réunion de pros hebdomadaire avec mes associés.

Mercredi journée consacrée au chapitre deux du tome 3 des « Dolce ».

Jeudi réunion d’écriture sur « Trois fois rien » le premier long métrage que je vais réaliser.

Vendredi journée consacrée au Dolce à nouveau. J’y glisserai un rdv avec Patrick Braoudé pour un projet commun, un dej avec Alexandra Lamy, splendide au théâtre de l’atelier dans  » La vénus au phacochère » et qui je l’espère jouera aussi dans « Trois fois rien »…  Après l’accord de François-Xavier Demaison et Julie Gayet.

Tout ça ponctué par une soirée de travail avec le compositeur génial « Xavier Berthelot » pour la musique Originale des « Dolce »…

Voilà… La passion finalement n’est qu’une question de temps.

kind of magic

L’homme n’a pas de prix, les acteurs si.

Publié par fpetitjean le 10 janvier 2013
Publié dans: Articles. Tagué : agents, Audrey Hepburn, cachet des acteurs, cinéma, Starbuck, studios, Unicef, Vincent Maraval.. Poster un commentaire

En ce moment c’est les soldes, Il y a t-il des acteurs plus abordables durant cette quinzaine ? La question est déplacée et la polémique aussi. Cependant le problème existe, mais il est plus qu’important de ne pas mettre tout le monde dans le même panier (ou caddie au choix).

CINMA-~1

Beaucoup d’acteurs travaillent gratuitement, pour des courts métrages ou au tarif syndical, pour les longs-métrages. La vraie question est à qui cela profite-t-il ? Si aujourd’hui on me propose une somme indécente pour écrire un film… Je vais évidemment accepter, comment donc en vouloir à ceux qui cèdent à la tentation… Si le cinéma était un secteur de souffrance et de peine… Cela se saurait.

Il est plus important de trouver qui fait monter les prix… Et surtout à qui cela nuit, ou à qui cela profite? Les Agents et les Studios, capables de payer de telles sommes se réservent ainsi d’utiliser les élites, laissant au cinéma indépendant ceux qu’on appelle les « imbankables ».

Mais fort heureusement la formule garantie n’existe pas dans le cinéma. Et les plus gros budgets ne font pas pourtant les plus gros succès. « Starbuck » en est un exemple parfait. Aucun acteur connu (chez nous), une histoire, géniale, bien filmée, bien interprétée, et qui a bien marché. J’ai la faiblesse de croire qu’un acteur est capable aujourd’hui de craquer pour une belle histoire. Simplement un coup de cœur que la raison financière ignorerait.

Les spectateurs ont besoin de s’identifier aux héros qu’ils regardent, plus ils deviennent « intouchables » moins ils sont réels… Et pourtant devant l’écran, on a besoin d’y croire… Alors… Puisqu’il est question de magie du cinéma, tournons nous vers ceux qui deviendront peut-être les futurs gros cachets de demain, mais qui font que le cinéma indépendant peut-encore exister aujourd’hui. Le talent n’est pas une question d’argent, mais le fruit d’un travail.

J’aime les acteurs plus que tout, j’ai besoin du rêve qu’ils incarnent. Audrey Hepburn disait « Je suis heureuse d’avoir un nom, parce que je l’utilise pour ce qu’il vaut »… Elle parlait de l’Unicef et pas de son … dernier cachet.

Happy New Dolce

Publié par fpetitjean le 8 janvier 2013
Publié dans: Non classé. Poster un commentaire

Faut-il vraiment souhaiter la bonne année?

Sommes nous arrivés à un tel point de désastre, qu’il faille s’encourager pour que l’année suivante soit moins cataclysmique… Il semblerait.

Exit les maladies, les faillites, les ruptures amoureuses et un nouveau single de Celine Dion, que reste-t-il à proscrire pour que l’année soit réusssie? En ce qui me concerne et par pure vengeance personnelle je bannirai en premier lieu les dictées! Cauchemar récurrent de l’enfance, « l’hortaugraffe » ne cesse de me poursuivre puisque je vis maintenant de mes mots. Passons rapidement sur cette basse vendetta gratuite pour en venir à l’essentiel… L’autre, le voisin, l’inconnu, le passant, celui qu’on reconnait mais dont on ignore le nom, celui à qui l’on pense mais qu’on appelle jamais, le vrai pote, l’ami d’enfance, le parent, sa mère… En un mot à tout ceux à qui l’on souhaite une bonne année.

Suis-je réellement prêt à ce que mon voisin gagne plus que moi? Qu’il soit épargné par les virus quand j’attendrai fébrile dans la salle d ‘attente de mon médecin avec un « Voici » vieux de deux ans? Qu’il couche avec Virginie Guilhaume quand je me contente des boites de céréales « Fitness » où elle apparaît en photo? (Oui moi aussi j’ai adopté le blé complet) et qu’enfin il connaisse la gloire, alors que je ne suis invité aux voeux du maire de ma commune  que depuis l’année dernière?… Non!

Au XVI ème siècle on serrait la main de son ami pour vérifier qu’il ne cachait pas une dague dans sa manche. Au XVIII ème on trinquait pour vérifier que le verre qu’on vous offrait ne contenait pas de poison… Pourquoi au XXIème siècle souhaitons nous alors la bonne année… Sinon pour s’assurer que la nôtre sera moins pire que celle de l’autre… Cynique? Non… Roseline Bachelot est bien devenue chroniqueuse à la TV… Tout est possible.

C’est donc plein d’espoir que je vous adresse tous mes voeux…Fred2

Un bonus du Tome 1 : la naissance de Melidiane

Publié par fpetitjean le 27 décembre 2012
Publié dans: Articles. Tagué : bonus, chapitre inédit, Les Dolce., Melidianne, Melkaridion, tome 1, Véléonia. 2 Commentaires

Au cinéma, vous le savez, les bonus permettent aux spectateurs de découvrir des images inédites. En littérature, ces passages coupés par l’auteur ou l’éditeur, restent la plupart du temps coincés dans des dossiers sur des étagères ou bien rangés sur le bureau des ordinateurs.

 

C’est mon cadeau de Noël, un peu en retard, voici un chapitre inédit du Tome 1. J’attends vos commentaires, vos retours.

« L’éclair fut long et si violent qu’il éclaira la contrée comme en plein jour durant une bonne dizaine de secondes. Ce bruit sourd et interminable terrorisa les villageois. Ils se terraient tous sous leur lit, ou dans les recoins les plus sombres de leur maison. De mémoire d’homme, jamais un orage n’avait duré aussi longtemps. La pluie et les éclairs s’enchaînaient sans discontinuer depuis une semaine. Les rues ruisselaient comme de véritables torrents et le ciel restait noir quelques soient l’heure du jour ou de la nuit.

En ces jours d’Octobre 1850, au cœur de la forêt de Trente, il tomba cette semaine là, plus d’eau que durant les dix dernières années. Le téléphone n’existait pas, l’électricité n’était pas encore maîtrisée, aucun des habitants de cette contrée reculée ne pouvaient appeler au secours. Tous sans exception crurent qu’ils vivaient la fin du monde.

Tous… Sauf une petite fille.

Dans la dernière maison de ce village située au milieu des arbres, Melidiane regardait avec ses petits yeux aussi ronds que bleus, sa mère parler aux éclairs qui s’abattaient à quelques mètres d’elle !

La maison, était articulée autour d’un modeste jardin central à ciel ouvert, comme un petit prieuré.

Véléonia se tenait au centre de ce patio, les bras levés vers le ciel, défiant l’orage avec une violence qui impressionnait Melidiane. Elle hurlait, criait, vociférait comme une folle après les éclairs. Ses longs cheveux gris qui flottaient autour d’elle, lui donnaient des allures de gorgone.

Les muscles de son coup se tendaient à chaque cri, et la petite fille à l’abri derrière une fenêtre, clignait à peine des yeux pour ne pas perdre de vue sa mère luttant avec les éléments.

Véléonia était une magicienne très puissante, elle était la petite fille unique de Merlin et avait traversé les siècles sans se soucier de ce que l’on pouvait raconter sur les gens comme eux.

Son visage sec mais féminin ne laissait pas de place au doute. Elle savait dominer les obstacles et convaincre uniquement du regard quiconque osait la défier.

Ses cheveux d’un blanc immaculé faisaient ressortir sa peau mate, et son corps tout en finesse donnait l’impression d’une plante immense. Sa grâce et sa coordination donnaient à chaque geste quotidien le sentiment d’une chorégraphie discrète et ondulée.

Mais dans les yeux de sa fille pour la première fois, il s’agissait d’une toute autre impression, bien plus angoissante, et totalement inconnue. Sa mère, bras tendus vers le ciel défiait chaque éclair comme si sa propre vie en dépendait. Son visage ruisselant de pluie se durcissait à chaque réponse de l’orage. Il s’avéra évident aux yeux de la petite Melidianne, que le ciel et sa mère était clairement en train de lutter l’un contre l’autre. Les éclairs, un à un se rapprochaient d’elle.

Elle ne voyait pas le visage de sa mère de face, mais percevait un changement évident, dans les trais, dans l’expression, et dans l’attitude de ce corps qui l’avait porté.

La robe bleue et légère faite de voiles mélangés, était complètement trempée et collait au corps de Véléonia quand l’ultime éclair de dix secondes déchira le jardin en deux parties distinctes.

L’ombre et la lumière ne faisaient qu’un et la petite Mélidianne dû fermer les yeux tant l’intensité de l’éclat fut violent.

Quand le bruit sourd et continu cessa, seule la pluie faisait encore du bruit dans la pénombre. L’orage semblait s’être arrêté d’un seul coup, et l’air fut immédiatement plus respirable.

Véléonia se tenait pliée sur le sol, un genou à terre et la tête baissée. Elle ne bougeait plus. Ce dernier éclair incroyablement long avait semblé toucher le centre du patio où elle se trouvait précisément.

Melidianne malgré son très jeune âge ressentait tout le drame d’un instant pareil, elle n’avait beau avoir qu’une semaine, elle concentrait son regard sur Véléonia, sachant très bien que ce qui se passait à l’instant même était aussi vital pour sa mère que pour elle.

Son corps fumait dans le noir, il émanait une sorte de lumière d’elle qui créait presque un halot dans la nuit. Melidianne retint son souffle, il était impossible de savoir si elle était encore vivante ou simplement statufiée.

D’où elle se trouvait, elle ne pouvait distinguer le visage de sa maman. Véléonia ouvrit les yeux d’un seul coup.

Ils étaient aussi rouges que lumineux. Les pupilles noires se fondaient dans la violence de ce nouveau et terrible regard.

La transformation était achevée.

Melidianne n’était plus une fée mais une sorcière. Elle ne reconnaitrait plus jamais les siens, passerait sa vie à les traquer pour les détruire et les faire basculer enfin dans sa caste.  Il en était ainsi des sorcières.

Son gout, son odorat, son sens tactile et sa pensée avaient changé. Chaque fée transportait en elle son contraire et devait lutter en permanence contre son propre opposé.

La naissance d’un enfant et notamment d’une fille rendait chaque fée plus vulnérable que d’ordinaire. La magie étant plus puissante chez les femmes que chez les hommes, accoucher d’une fée épuisait encore d’avantage le corps d’une mère.

Véléonia se savait convoitée de part sa lignée fabuleuse avec Merlin, elle avait du cacher son premier enfant, Guiléone, pour éviter qu’il ne fut enlevé, et savait que sa deuxième et dernière naissance donnerait lieu à une lutte acharnée et sans merci.

Elle est restée debout durant ces sept jours. Affrontant les éléments dans tous leurs acharnements et dû plier devant le plus violent et le plus terrible des éclairs ayant frappé la terre.

Elle avait résisté jusqu’au bout, regardant une dernière fois sa petite fille avant de sombrer à jamais dans l’obscur et ses profondeurs sans âmes. Elle savait que ce regard resterait gravé dans la mémoire de sa fille. Les magiciens comme les fées conservaient la totalité de leur souvenirs durant leur existence, et cela dès le premier jour.

Une vieille main se saisit alors de la jeune Melidianne. Son père Melkaridion le magicien, avait fait ce qu’il avait pu pour sauver sa femme, en vain. Il avait assisté impuissant au déchainement de l’orage sur sa compagne de toujours. Une fée ne pouvait se retrouver que seule face à elle même. Toute aide extérieure s’avérait inutile et même dangereuse car elle pouvait déconcentrer celle qui luttait. Melkaridion était un des plus puissants magiciens de ce monde, et sa peine n’en était que plus douloureuse. Mais le temps qui influait d’ordinaire si peu  sur la vie de ces êtres différents, demeurait en cet instant précis compté.  Les yeux remplis de chagrin, il avait saisit sa fille Melidianne pour l’éloigner au plus vite de cette demeure maintenant maudite.

Il faudrait à peine quelques heures à cette nouvelle sorcière pour retrouver l’ampleur terrifiante de ses moyens. Véléonia n’était plus qu’un souvenir, mais cela signifiait bien plus qu’une simple image dans le cerveau des magiciens.

Il grimpa sur le dernier cheval que l’orage n’avait pas fuir, et parti au galop.

Melkaridion traversa la forêt de Trente aussi vite qu’il le put. Melidianne qu’il protégeait contre sa poitrine, s’était endormie grâce à la chaleur rassurante de son père. Il savait qu’une seule journée serait suffisante pour que la sorcière se mette alors à leur poursuite. Il devait gagner la mer au plus vite pour que toutes traces d’odeur corporelles s’effacent d’elles-mêmes. Ce qu’il fit en moins de quinze heures, grâce aux deux relais de chevaux qu’il avait trouvé sur sa route.

Mais au lieu de prendre le bateau comme la logique l’imposait, il décida de longer la côte en chevauchant sans s’arrêter. La sorcière comme il le supposait devrait choisir selon son intuition une direction vers la mer, ce qui semblait être la fuite la plus sécurisée. Selon lui, elle ne pourrait se douter qu’il resterait sur la terre ferme avec l’enfant. Le temps qu’elle s’en aperçoive, lui ferait alors gagner assez de distance pour l’éloigner à jamais… »

puisqu’il s’agit de la fin du monde.

Publié par fpetitjean le 20 décembre 2012
Publié dans: Non classé. Poster un commentaire

Difficile de trouver un sujet plus important que la fin…

Je ne m’étais jamais posé la question sur la fin des choses… Sur la dernière fois de tout.

A quoi bon faire semblant?  Pourquoi continuer de vivre comme si de rien n’était, puisque que tout doit disparaitre. La terre est en solde !  Pourquoi ne pas prendre un peu d’avance ? J’attends donc avec impatience que les plombs sautent… Fillon et Copé doivent être bien informés, car à les regarder, de toute évidence tout s’arrête le 21.

Je commencerai par le 20h, où las de nous raconter des inepties depuis des années, ils nous diront peut-être enfin la vérité. Qui couche avec qui? Qui arnaque qui? Est ce qu’on est vraiment allé sur la lune, qui a vraiment tué Kennedy  et enfin pourquoi laisse-t-on encore chanter Patrick Sebastien? La dernière journée sera donc passionnante. Hors de question de payer quoi que ce soit, de combler mon découvert ou de rendre l’argent que je dois. J’irai dans le meilleurs restaurants sans payer l’addition, j’irai expliquer à Sophie Marceau qu’elle a totalement raté sa vie amoureuse en m’ignorant, et que si on m’avait laissé faire l’équipe lors de la finale de la coupe du monde 2006, on aurait été champion du monde.

Que les choses soient claires, avant d’aller en enfer, je vais goûter au paradis!

Une Aston Martin pour aller chercher du pain, un orchestre philarmonique comme musique d’attente sur mon téléphone, une baignoire remplie de Nutella,  atteindre le niveau 7 en cholestérol, boire un cheval Blanc 1985 avec un bon cheese, et l’épisode secret de « Friends ou Rachel et Monica couchent ensemble. Pour terminer en beauté… J’irai tuer de mes propre mains, madame Meillon prof de Français en 6ème qui m’humilia devant toute la classe en me traitant de « petit gros ».

Aller puisqu’on y est je vous raconte la fin des Dolce… Et puis non… On ne sait jamais qu’il y ait un survivant ou deux… qu’il trouve dans ce chaos une librairie encore ouverte et que par miracle, les deux seuls livres qui ne soient pas brûlés soient les Dolce…

Bon en dehors du fait que le calendrier Maya ait été établi  sans corrélation avec le calendrier catholique, il y a peu de chance que les dates correspondent… Dommage… Sophie Marceau attendra.

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