La fin du monde étant prévue pour le 21 décembre, je me trouve au regret de dire que je n’arriverai pas à finir le tome 3 pour cette date…
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Bon aujourd’hui pas trop le temps, je passe juste en coup de vent pour vous dire que je serai ce soir ( de 18h30 à 21h) au Salon du Livre et de la presse jeunesse de Montreuil pour la nocturne spéciale « ado ». Deux raisons de venir :
– C’est gratuit à partir de 16H30 pour tout le monde
– Je suis très bon en dédicace
Alors passez me voir au stand du Seuil H1.
Mardi dernier, j’étais sur IDF1 invité du JJDA, le Jacky Journal d’Aujourd’hui. Comme l’an dernier, pour le tome 1, le bonhomme m’a accueilli avec chaleur et simplicité. J’ai passé un très bon moment avec un type hallucinant. Si vous faîtes partie de ceux qui pensent que sa carrière se limite au Club Dorothée, ce billet est fait pour vous.
- Il est journaliste. Et ouais, il est même diplômé de l’ESJ, école professionnelle située rue de Rennes. Il a longtemps signé dans « Rock & Folk ». Comme quoi, le journalisme mène à tout et pas que à l’émission « Pas de pitié pour les Croissants ». François Baroin a essuyé ses guêtres à Europe 1 avant de s’engager en politique et devenir Ministre de l’Economie. Une belle carrière mais tout de même moins populaire et drôle que Jacky.
- Pendant 8 ans, il a été l’attaché de presse de Serge Gainsbourg, et même que je me suis laissé dire qu’il galérait pas mal pour l’imposer auprès des radios. Et oui, aujourd’hui l’immense talent de Serge Gainsbourg ne souffre d’aucune contradiction mais sachez que ce ne fut pas toujours le cas. Boudé par le public à sa sortie, Melody Nelson est reconnu aujourd’hui comme un album fondamental pour pas mal de musiciens. Jacky a également été l’attaché de presse d’Alain Bashung, Cat Stevens, Genesis, Peter Gabriel et Bob Marley dont il s’occupera pendant 5 ans.
- Il est allé en colonie de vacances avec Richard Gotainer : Et oui c’est en culotte courte que Jacky Jakubowicz et Richard Gotainer se sont connus. Tous deux ont passé leurs étés dans la colonie Verberie dans l’Oise. Amis d’enfance l’interprète du « Youki » et celui de « Tétéou » ? oui ça paraît logique finalement.
- Il est né un vendredi, le 30 avril 1948. Le jour de la Saint-Robert.Trois ans plus tôt, Hitler se suicide dans son bunker et 10 plus tard, Charles Berling verra le jour. Je sais ça n’a rien à voir.
- C’est un adepte de la cuisine au coca : Bien avant Jean-Luc Delarue qui avait fait du poulet au coca le plat-phare de son restaurant près des Champs-Elysées, Jacky était un adepte de la cuisine au coca il en a même fait un livre de recettes.
- Il a tâté du cinéma … : Et oui, comme Bruce Willis, Jamel Debbouze, Jean Reno et Jean-Marc Barr, Jacky a joué sous la direction du réalisateur Luc Besson. On le voit dans « Subway ». Il fait une apparition dans le rôle d’un marginal. Ok faut pas faire une pause pipi pendant qu’il passe à l’écran mais respect quand même.
- …. Et même de la chanson : Il a sorti plusieurs albums. Alain Chamfort et Etienne Daho lui ont même signé des titres. La pochette de 45 tours « Rêverie d’un promeneur solitaire au pied du Fuji-Yama » est même signé par le duo d’ artistes graphiques Pierre et Gilles.
Et voilà, maintenant vous savez que dans la vie de Jacky il n’y a pas que Dorothée et « Pas de pitié pour les croissants »
Je regarde Léamédia, Antonius, Melkaridion et les autres en me disant que la séparation se dessine petit à petit…
Le troisième et dernier volet de la série « Les Dolce » est en écriture, et mes personnages après ces deux premières années sont presque devenus vivants. Ils font partie de mon quotidien que j’écrive ou pas. Je sais comment Melidiane réagirait à telle ou telle situation, ce que penserait Anto en voyant tel film ou même Mona devant mes quatre chats.
Ma plume se ralentit un peu… Chaque mot couché m’éloigne de plus en plus et je m’en aperçois. Je ne pensais pas m’attacher à eux de cette manière. Si profondément, comme ça. Je les regarde en me retournant désormais. Ils ne sont plus devant moi mais un peu derrière. Quelle étrange sensation de sentir qu’ils ne vivent que le temps de l’écriture et que celle-ci s’achèvera bientôt.Le goût amer d’une certaine injustice vient traverser mon esprit. Je me sens impuissant, j’aimerais être le simple témoin de leur histoire et non leur créateur finalement. Pouvoir les retrouver quand je le désire sans avoir à raconter leur histoire… Comme un voisin, un cousin ou leur ami.
Un père donne la vie… Un auteur décide aussi de la fin… Et je crois que c’est le plus difficile.
Alvin est un des personnages des Dolce. Il apparait dans le tome 2 « Les cinq secrets » au coeur même du piège qui se referme sur Virginie.
Cet homme existe. Je l’ai rencontré.
Il y a bien des années, mon travail m’amenait à voyager régulièrement au Moyen orient. Liban, Emirats, Egypte… Ce qu’on a coutume d’appeler en histoire de l’art, le croissant fertile. Mon statut m’amenait à négocier avec des princes, des patrons de télévision, des ministres et des directeurs techniques. Ce bouquet d’interlocuteurs chamarrés utilisaient de toutes les influences possibles pour conclure des accords sur l’image, l’information et sa diffusion qui dépassaient de loin le simple aspect commercial. Je me suis retrouvé un soir dans l’aéroport international de Beyrouth seul. Le survol du territoire par des avions de chasses américain avait provoqué la fermeture de l’espace aérien. La nouvelle était tombée trop tard, j’étais déjà en zone franche. Les lumières se sont éteintes, les couloirs se sont vidés, et des hommes en armes sont venus nous conduire avec quelques autres voyageurs anonymes dans une pièce sans fenêtre et sans électricité durant une dizaine d’heures.
Vers Minuit, un diplomate Américain est arrivé. Grand, fin, élégant, le cheveu gris et court et d’un âge certain. il est entré dans la pièce, escorté par deux gardes qui tenaient chacun une lampe de poche au bout de leur mitrailleur. Il a prononcé mon nom dans un Français parfait, laissant trainer volontairement je suppose, un léger accent de Boston. je suis sortit de la pièce, sans savoir pour quoi et pour qui. L’homme connaissait ma vie sur le bout des doigts. Elle n’avait pourtant aucune espèce d’importance, mais les moindres détails lui semblaient familiers.
Il m’a accompagné sur le tarmac et m’a fait décoller à bord d’un avion de ligne sans logo et sans hôtesses. J’étais seul. Cinq heures et demi plus tard j’atterrissais à Paris. Sans plus de protocole. Je n’ai pas eu à présenter mon passeport… L’aéroport de Beyrouth avait été bombardé dans la nuit… Je lui dois peut-être la vie. Peu importe, il existe. je croyais ce genre de personnages romanesques… Finalement il n’en est rien.
Fin de la première version de « personne(s)… Début de la seconde version de « Shanghai Memory »… Elaboration du plan du tome 3 des Dolce et retouches sur la comédie « Trois fois rien »… Les projets avancent, se concrétisent et glisseront bientôt vers d’autres mains pour qu’ils deviennent « vivants ». J’ai enfin trouvé une solution à mon héroïne dans ce thriller qui se passe à Shanghai. Cela m’oblige à reprendre le scénario du début, mais ça en vaut la peine.
Bernanos disait: » La douleur d’écrire, le bonheur d’avoir écris ».
F
J’ai imaginé et écris le scénario de « En solitaire » il y a cinq ans. Hier François Cluzet acteur principal du film actuellement en tournage avec Guillaume Canet, a donné le départ officiel du Vendée Globe.
Tout arrive…
Plan presse, rdv radio et TV… La sortie du second volume s’organise. Les doutes se bousculent et le calendrier s’affole. j’attends les premiers retours de lecture, les premiers sourires et les quelques regards timides. L’histoire ne devient presque plus la mienne. je regarde le livre de loin en me demandant encore comment tout cela est possible.





